Histoire

À mi-chemin entre Royan et Saint-Palais-sur-Mer, la commune de Vaux-sur-Mer offre des paysages contrastés, depuis les rochers de ses conches jusqu’aux champs de l’arrière-pays, en passant par de vastes quartiers urbanisés. Ces paysages portent les empreintes de l’histoire : celles de la puissante abbaye médiévale de Vaux, celle de la villégiature de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème, celle enfin de la reconstruction d’après-guerre.

Une origine vague

On connaît mal l’histoire de Vaux-sur-Mer avant le XIe siècle. De l’époque préhistorique nous nous souvenons de la présence de deux dolmens aujourd’hui disparus. Le plein essor de la région date des Romains qui bâtissent les villas de Pontaillac, Vessac, Bernezac, implantent la vigne et créent les marais salants.

 

Les Vikings saccagent la région

Les différentes invasions font de la Saintonge un véritable désert. En 881, Vaux est saccagé par les Vikings. La paix revenue, le défrichement des forêts, la mise en valeur des terres sont l’œuvre des abbayes. Celle de Vaux a été fondée en 1075 par Pierre et Arnaud de Gémon. Le cartulaire de Vaux, manuscrit en latin tenu par les moines consigne en 73 chartes l’histoire de la paroisse dédiée à St Etienne et la naissance du bourg. En 1167, Guibert de Didonne saccage Vaux. Le pape Alexandre III place alors le monastère sous la protection du Saint-Siège en 1170 et confirme par une bulle les privilèges et les importantes propriétés de l’abbaye.

 

Vaux, village anglais !

Par le mariage d’Aliénor d’Aquitaine en 1152 avec Henri Plantagenet, futur roi d’Angleterre, la région devient possession anglaise. A la fin de la guerre de Cent ans, la Saintonge redevient française. Le 20 novembre 1548, les habitants de la paroisse ont laissé quatre cloches moyennes en la basse cour de Royan. En effet, sur ordre de François 1er, Anne de Montmorency a confisqué les bâtons d’armes, pièces d’artillerie et les 52 cloches de la presqu’île d’Arvert pour qu’elles ne sonnent plus le tocsin. Ce désarmement est motivé par la célèbre insurrection causée par l’établissement de la gabelle et la rigueur avec laquelle on perçoit cet impôt.

 

Les guerres de religion

La Réforme trouve un terrain favorable dans cette région en révolte contre le pouvoir royal. Les guerres de religion voient la dévastation de l’église. En 1598, Henri IV en signant l’Edit de Nantes accorde aux protestants le libre exercice de leur culte. Après sa mort la situation change. Les huguenots sont persécutés et subissent les dragonnades. Les temples sont détruits. Celui de Vaux l’est en 1682. Après la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, la population protestante se signale par la fidélité de sa foi. Certains quittent le royaume. C’est le cas de Jacques Fontaine, fils du pasteur qui émigre outre Manche et de AndréJolin qui obtient les petites lettres de naturalisation à New York le 6 août 1686. Ceux qui restent se rassemblent dans des assemblées clandestines dites « au Désert ». En 1733 la paroisse prend le nom de Vaux-sur-Mer.

 

De la révolution au XXIe siècle

Pendant la Révolution de 1789, les curés de Vaux, Antoine RouzeauDussertier, Antoine Métayer et l’abbé Castin de Guéris de la Magdelaine, dernier seigneur de Vaux refusent de prêter serment à la constitution. Ils sont déportés. Au XIXe siècle les arcades en ruine de la nef de l’église sont démolis. Un nouveau temple est construit. Un cyclone détruit le phare en charpente de Malakoff. On inaugure le tramway Royan-La Grande Côte ; la ligne longe la plage de Nauzan.

Pendant la dernière guerre, Vaux-sur-Mer est occupée par les troupes allemandes. Les 14 et 15 avril 1945, les Forces Alliées attaquent la poche de Royan. Vaux-sur-Mer, détruite, est ville martyre. Elle est citée à l’ordre du Régiment avec Croix de guerre. Relevée de ses cendres, l’urbanisation y prospère. Des entreprises s’installent sur la commune. Ses plages et son climat attirent les touristes. A Vaux-sur-Mer, les Vauxois disent : « J’y suis toujours bien ».

Localisation

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