Panneau 2 : Hôtel de ville

Parmi les six panneaux artistiques et informatifs, découvrez celui installé à l'entrée de l'Hôtel de ville avec des détails historiques sur la Mairie, la salle Equinoxe, la flore, la tour.

Hôtel de ville et salle Equinoxe

L’Hôtel de Ville de Vaux-sur-Mer est installé depuis 1994 dans un manoir du XVIIe et XVIIIe siècle, situé au cœur d’un parc, à proximité de l’église. La tradition populaire le désigne sous le nom de « Logis de l’abbé ». Un linteau de porte en réemploi présente une inscription datée de 1648 : « Qui rit et mord, qui médit et rapporte n’entre céans : je lui défends la porte ».

 

Ce manoir fut habité par Frédéric Garnier, maire de Royan à la Belle époque, et son héritière en fit don à la ville de Royan en 1972, ainsi que la ferme attenante et le parc de 12 hectares. Suivant les conditions du legs, une maison de retraite occupe aujourd’hui les bâtiments de la ferme. Par la suite, le manoir, les chais et le parc ont été donnés par la ville de Royan à la commune de Vaux-sur-Mer. Les anciens chais du manoir ont été transformés en espace multimédia, la salle Equinoxe, dévolue aux concerts, conférences et expositions.

 

La façade sobre de l’Hôtel de ville est dominée par trois lucarnes surmontées de frontons triangulaires. La toiture, à combles brisés, est couverte d’ardoises, ainsi que les pyramides coiffant les deux ailes surélevées encadrant le bâtiment. Le buste de Frédéric Garnier est disposé en face, au-delà du tilleul séculaire, et une plaque de marbre est dédiée à son fils, Maurice Garnier, maire de Vaux, Résistant tué dans le logis lors des bombardements des 14 et 15 avril 1945 accompagnant la libération de la Poche de Royan. La haute tour carrée néo-médiévale, située au-delà des locaux administratifs en sous-sol et du parterre de fleurs représentant le blason de la ville, fut également incendiée en ces tragiques circonstances.

 

Une flore riche

La ville de Vaux-sur-Mer porte une attention importante à la qualité environnementale de son parc. Développer la végétation existante et replanter de nouvelles espèces dans un cadre harmonieux, tels sont les objectifs pour ce lieu emblématique.

 

Lors de la tempête du 27 décembre 1999, les vents les plus violents ont été enregistrés en Charente-Maritime. Cette tempête a déraciné de nombreux arbres sur son passage. Des bénévoles, l’association des Amis du Logis et les Services Techniques ont redoublé d’efforts pour nettoyer le parc et ensuite replanter différentes espèces. Actuellement, le parc compte 700 arbres de 62 espèces différentes, 800 arbustes et plantes aromatiques.

 

Le Ginkgo biloba, espèce exceptionnelle, a même été introduit dans le parc. Cet arbre, vieux de plus de 270 millions d’années, a résisté à la bombe atomique lâchée sur Hiroshima le 6 août 1945. Il est également appelé « l’arbre aux quarante écus » en allusion à la pluie d’or des feuilles tombant en automne.

 

 

La tour

Cette tour emblématique de Vaux-sur-Mer a été érigée en 1862-63 pour servir de belvédère. Elle s’élève à 17,30 m. Ses murs épais de 75 cm, sont en pierres de taille et moellons. Jusqu’au bombardement de 1945 elle comprenait un rez-de-chaussée et 4 étages avec planchers en bois. Les différents niveaux étaient reliés par un escalier en bois permettant d’accéder à la terrasse par une trappe. Elle est couronnée par une terrasse entourée d’une balustrade en pierre. A chaque angle, nous pouvons apercevoir une gargouille en pierre.

 

L’inventaire dressé au décès de Frédéric Garnier, en 1905, décrit avec minutie l’aménagement intérieur de la tour. Sur ses 4 niveaux, elle abritait les collections de Jean-François Chaumont (1774-1856) et essentiellement celles de son petit-fils Frédéric Garnier : bibliothèque et collections variées.

 

Après le bombardement de Vaux-sur-Mer, des 14, 15 et 16 avril 1945, Renée Sartiaux-Garnier fait appel à l’architecte Louis Basalo. Le montant étant trop élevé, la tour sera seulement consolidée avec, à chaque niveau, une dalle de béton percée dans un angle d’une ouverture destinée à recevoir un escalier qui ne viendra jamais.

 

Aujourd’hui, la tour carrée, comme certains Vauxois l’appellent, fait partie du paysage de notre commune. Toutefois, ses murs lézardés, nécessiteront, un jour ou l’autre, d’importants travaux, comme le prévoient les clauses de la donation.

 

 

IN ENGLISH :

 

Town Hall and Equinox Hall

Since 1994, Vaux-sur-Mer’s Town Hall has occupied a 17th and 18th century mansion. Frédéric Garnier, mayor of Royan during the “Belle époque” (late 19th-20th century), lived in the mansion with his heir who later gave the property (with its farm and the 12 hectare park) to the town of Royan in 1972. To fulfil the conditions of the legacy, a retirement home now occupies the walls of the old farm. Later the mansion, the wine cellar and the park were given by Royan to Vaux-sur-Mer. The old wine cellar was converted into a multimedia space, Equinox Hall, for concerts, conferences and exhibitions.

 

A rich flora

A number of trees were uprooted during the storm of the 27th of December 1999, following which the Town Hall replanted with new species. Today, the park has 700 trees from 62 species, and 800 shrubs and aromatic plants.

The Gingko Biloba is one of the rare species added to the park. This tree, which has existed for more than 270 million years, resisted the atomic bomb dropped on Hiroshima on the 6th of August 1945. The tree is commonly called “the tree of a thousand crowns” because of the golden rain of its leaves falling in autumn.

 

 

The tower

The 17.30m tower was built in 1862-63 to serve as a viewpoint. It contained various collections of stuffed animals, stones and minerals, tableware, etc. During the bombing of the 14th and 15th of April 1945, the top of the tower was hit by a firebomb, causing fire which destroyed the interior.

 

 

 

Localisation

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Lancement du projet de restauration de l'église Saint-étienne

La commune de Vaux-sur-Mer, maître d’ouvrage, a décidé, sous la direction de la DRAC et de Denis Dodeman, Architecte en Chef des Monuments Historiques, d’engager des travaux de restauration globale de l’église Saint-Etienne.

Une campagne de mécénat participatif a été mise en place en partenariat avec la Fondation du Patrimoine.

Toutes les informations sur le site de la Fondation du patrimoine