Panneau 6 : Nauzan

Parmi les six panneaux artistiques et informatifs, découvrez celui installé à la plage de Nauzan avec des détails historiques sur le sentier des douaniers, la plage et le phare de Cordouan.

Sentier des douaniers

La surveillance des mers contre les incursions des Vikings, aux IXe et Xe siècles, entraîne la construction de forteresses sur les hauteurs, confiées à des hommes d’armes qui accaparent la fonction et la rendent héréditaire. Ainsi naissent les seigneuries de Châtelaillon, Rochefort, Soubise, Mornac, Didonne, Mortagne, Oléron, où l’on voit s’élever les premiers châteaux forts, ainsi que le château comtal de Broue. Au fil du temps, cette surveillance et cette défense des côtes sont assurées par les populations côtières réquisitionnées en cas de conflit. Celles-ci sont également tenues de partager avec le seigneur les biens récupérés sur les navires échoués. Une enquête de 1551, relative à la création d’un port à Royan, souligne les attaques des ennemis du Royaume, en temps de guerre – Anglais, Espagnols, Portugais -, les incursions des brigands et des écumeurs, en temps de paix, et en permanence, les dangers des tempêtes, la violence du vent et l’invasion des sables, autant de risques justifiant la surveillance des côtes.

 

Au XVIIe siècle, les agents de la Ferme (le service des impôts de l’époque) surveillent le rivage contre les contrebandiers espagnols et basques et les vaisseaux anglais venus chercher les protestants (huguenots) contraints à l’exil du fait des persécutions religieuses. Depuis la falaise de Terre nègre à la Grande Côte (St-Palais-sur-Mer), jusqu’à Meschers, c’est l’origine du « chemin des Douaniers ».

 

Plage de Nauzan

Elle est formée d’un cordon dunaire venu fermer le marais qui s’étend, au creux du vallon, du pied de l’église Saint-Etienne jusqu’à la mer. De part et d’autre de la plage de sable, la falaise rocheuse se dresse couverte d’une végétation abondante, notamment vers le sud (à gauche de la plage en regardant la mer), dans le bois des Fées, parcouru en lisière par le chemin de Douaniers. Les plantations de pins du XIXe siècle ont stabilisé les sables et le passage d’un tramway reliant Saint-Georges-de-Didonne à la Grande Côte en 1897 a entraîné la construction d’un quai bordant la plage et devenu un vaste lieu de promenade piétonnière.

 

Au sud, dans l’épaisseur de la falaise ont été creusées des galeries au Moyen Âge, pour réaliser des pêcheries à l’usage des moines de l’abbaye Saint-Etienne, visibles également sur la plage de Saint-Sordelin. Restaurant renommé bâti sur la plage, rendez-vous incontournable des noctambules de la Côte de Beauté, l’établissement « La Maison Blanche » accueille chaque soir une clientèle enthousiaste. Sur l’esplanade, concert à la tombée du jour et marché nocturne assurent une animation de qualité après les plaisirs du bain de mer sous le grand soleil estival.

 

 

Phare de Cordouan

Baptisé « le roi des phares, le phare des rois » ou encore “Le Versailles des Mers”, Cordouan est le plus ancien phare d’Europe (1611) en activité et le seul phare en mer encore ouvert au public. Se dressant majestueusement à l’entrée de l’Estuaire de la Gironde, à 7 km de la côte, il fut classé Monument Historique en 1862. Au sommet de ses 311 marches vous attend un spectaculaire panorama sur l’Estuaire de la Gironde, les plages et l’océan Atlantique.

 

Prouesse architecturale réalisée en pleine mer, Cordouan se dresse vers le ciel, résistant majestueusement à l’assaut des eaux tumultueuses mêlées de l’Atlantique et de la Gironde. Classé monument historique la même année que Notre Dame de Paris en 1862, ce personnage à part du patrimoine français illumine depuis 1611 les côtes girondines et charentaises de son halo mystérieux : pourquoi avoir bâti un tel joyau au milieu des flots ? Au visiteur qui ose l’aventure maritime que réclame le phare pour se laisser aborder, le temps d’une marée basse, Cordouan accepte de dévoiler ses mille secrets et ses mille vies. Sur le sol de marbre de l’appartement du roi, les vitraux de la chapelle Notre-Dame de Cordouan ou la pierre usée des 311 marches menant à la lanterne suspendue entre ciel et mer, s’entrelacent la volonté des rois de France, le génie des architectes et des ingénieurs, la passion des gardiens et le culte indéfectible des navigateurs à Cordouan. Grandiose et familière, la silhouette continue de protéger et d’éclairer les marins, nuit après nuit, tempête après tempête. Depuis son îlot rocheux, la plus belle des sentinelles des mers veille jalousement sur son territoire : un univers à la beauté farouche où l’homme et la nature se sont unis pour façonner une terre de plaisirs et d’émerveillement, l’estuaire de la Gironde.

 

Plus de renseignements : http://www.phare-de-cordouan.fr/

 

 

IN ENGLISH :

 

Sentier des douaniers (Customs Officers’ path)

The Custom Officers’ path criss-crossed the coast in order to control smuggling. Nowadays, the coastal path is a much-loved walk. Approximately 16km long, it links Nauzan beach to Gilet, passing through the bays of Conseil and Saint Sordelin. Several boards give information on about local flora and fauna, the history of the area and the landscape of this beautiful place.

 

 

Nauzan Beach

All along this sandy beach, a rocky cliff is covered by lush greenery, especially towards the south in the ‘Bois des Fees’ (Fairy woods). Pine plantations in the 19th century helped to stabilise the sand. In 1897, a tramway linking Saint-Georges-de-Didonne and the Grande Côte, led to the construction of a dock along the beach, now a vast footpath for strollers.

 

 

Cordouan’s lighthouse

Named ‘the king of lighthouses’ and ‘the kings’ lighthouse’ or even ‘the Versailles of the Sea, Cordouan is the oldest working lighthouse in Europe (1611), and the only one at sea which is still open to visitors. Standing majestically at the entrance to the Gironde Estuary, at 7km from the coast, it was ranked as an historical monument in 1862. At the top of its 311 steps, there is a panoramic view of the Estuary, the beaches and the Atlantic Ocean.

 

 

 

Localisation

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Lancement du projet de restauration de l'église Saint-étienne

La commune de Vaux-sur-Mer, maître d’ouvrage, a décidé, sous la direction de la DRAC et de Denis Dodeman, Architecte en Chef des Monuments Historiques, d’engager des travaux de restauration globale de l’église Saint-Etienne.

Une campagne de mécénat participatif a été mise en place en partenariat avec la Fondation du Patrimoine.

Toutes les informations sur le site de la Fondation du patrimoine